Dédicace d’Emmanuel Grégoire le samedi 7 mars à 17h00

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« Paris n’est pas une ville, c’est un monde ». La belle phrase qui donne son titre à ce livre ne date pas d’hier puisqu’elle a été prononcée en 1540 par l’empereur germanique Charles Quint en visite dans la capitale française. Elle n’en résonne pas moins de façon très actuelle. Ce « monde », nous le découvrons ici dans toutes ses dimensions : Paris révolté, Paris romantique, Paris des audaces artistiques et architecturales… Paris qui se bat, vit, bouge, s’étend, accueille, se mélange, suscite affection et admiration dans le monde entier… Paris battu par les flots, parfois, mais qui ne sombre pas, comme le dit la devise.

 

Outre une captivante promenade historique, des premières tribus gauloises investissant l’île de la Cité aux bâtisseurs du Grand Paris, l’auteur, élu de la capitale, ouvre pour nous les grands dossiers de la mandature : logement, mobilités, citoyenneté… Il nous entraîne dans les coulisses des prises de décision : fermeture des voies sur berges, fusion des arrondissements du centre, lancement de Vélib’ et d’Autolib’, mise en place du plan climat… Et dessine de grands chantiers d’avenir pour la capitale : comment « fabriquer » une ville plus juste, plus durable, ouverte à tous ? Une ville où l’on respire et où l’espace est harmonieusement partagé ? Une ville qui continue d’innover en respectant son patrimoine ? Rien de moins qu’une « ville-monde » ouverte sur le monde.

(éditions Les Petits matins)

 

Emmanuel Grégoire est le premier adjoint d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris.

 

Rencontre avec Alexandre Postel le jeudi 12 mars à 19h30

 

« 1875 : à cinquante-trois ans, Gustave Flaubert se considère comme un homme fini. Menacé de ruine financière, accablé de chagrins, incapable d’écrire, il voudrait être mort.

Il décide de passer l’automne à Concarneau, où un savant de ses amis dirige la station de biologie marine. Là, pendant deux mois, Flaubert prend des bains de mer, se promène sur la côte, s’empiffre de homards, observe les pêcheurs, regarde son ami disséquer mollusques et poissons.

Un jour, dans sa petite chambre d’hôtel, il commence à écrire un conte médiéval d’une grande férocité – pour voir, dit-il, s’il est encore capable de faire une phrase…

A partir de ces éléments avérés, j’ai imaginé le roman de son oisiveté, le rêve de sa rêverie, la légende de sa guérison. Cela aurait pu s’appeler : Gustave terrassant le dragon de la mélancolie. »

A.P.

Alexandre Postel est né en 1982. Il est l’auteur de trois romans parus aux Editions Gallimard : Un homme effacé (Goncourt du premier roman 2013, prix Landerneau découvertes), L’ascendant (prix du Deuxième Roman 2016) et Les deux pigeons (2016).

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